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24 oct. 2012

Le débarquement II : la famille en action


Alors que je suis en train de préparer tous les projets que j'ai pour ce blog (j'en ai parlé sur Facebook, un peu) voici une petite illustration de la vision que j'ai de ma fratrie. Pour explication, nous nous sommes lancés à 6 dans un débat via le site de Zuckerberg sur ce que nous allions bien pouvoir faire pour notre semaine de vacances en commun.

En effet, à partir de dimanche, je partirai avec eux pour une super réunion de famille qui n'a lieu que tous les 3 ou 4 ans, dans un château (dont vous pouvez admirer le plan du parc sur le dessin) avec au minimum 170 personnes. Ce qu'il faut retenir c'est qu'en général, que ce soit dans ma fratrie ou dans les autres, nous sommes tous plus ou moins cinglés à nos niveaux. Cette réunion risque de s'annoncer riche en anecdotes, que je manquerai pas de vous présenter ici, je ne sais pas encore trop sous quelle forme. On verra bien.

Sur ce je retourne en cours et vous souhaite un bon Reblochon à tous avec cette petite vidéo qui m'a bien fait rire.


6 oct. 2012

Des drames adolescents !

 

Voilà !!

Demain je ne sais pas si il y aura une vraie note étant donné que je pars tout le week-end. à voir
Des poneys aquarellés à tous !

27 sept. 2012

Une histoire de famille

Hellow gente dame et messieurs qui passaient par ici. Aujourd'hui, en entrée-plat de résistance-dessert je vous offre un petit compte rendu manuscrit d'une visite des Îles Chausey, au large de la Manche (50).
(J'ai laissé  tout plein de des fautes d'orthographes pour vous prouver que c'est de moi !)

Bonne lecture !





Et puis peut-être que plus tard j'vous monterai les autres gribouillis que j'ai fait. Qui sait ?




22 janv. 2012

§1 Cher P.


Tu te tiens en face de moi. Si tu savais comme je te hais. Oui, tu me regardes avec ton air supérieur. Tu aimes bien te croire meilleur que nous. Tu me nargues avec ton sourire faussement innocent. Tu grimaces dans son dos. Tu me cherches. Tu me connais et tu sais que je ne tiendrais pas.
« Vas-y, ris » pensais-je bêtement « tu riras moins plus tard. »

L'exaspération nous gagne. Elle et moi. Moi parce que tu m'as chauffé à blanc et que je suis sur le point d'exploser. Elle, parce qu'elle n'aime pas que je m'énerve. Tu sais que si je craque, je crierai. C'est comme ça. Tu me provoques. Je craque. Je t'engueule, te hurle dessus, parfois te frappe. Tu réponds. Ah ça tu sais le faire. Tu es comme un miroir. Je fais quelque chose et tu me le renvois. Et ça fait mal. Mais moins mal que lorsqu'elle intervient. Parce que tu joues et moi pas, elle s'en prend à moi. Parce que j'ai crié plus fort, parce que je m'énerve le plus souvent. Parce que tu prends cet air de chien battu devant elle et rejettes la faute sur moi. Alors, je m'énerve encore plus. Même devant elle je te crie dessus. Elle s'énerve à son tour, contre moi. Toi tu te mets en recul et tu observes. Tu regardes ces deux bêtes sauvages qui se battent. Tu ris intérieurement de notre primitivisme. Tu te sens supérieur. Ah tiens l'un d'eux faiblit. Moi, évidemment. Parce que tu sais que je ne pourrai jamais rivaliser avec elle. J'ai trop de respect pour elle.
J'ai mal. Pas physiquement, pas toujours. Non j'ai mal en moi. Parce que je crie contre elle, que je la blesse, que je t'ai blesséavant, que tu te réjouis de ma souffrance.

Mais moi je t'aime. Je l'aime. Malgré tout ce que tu me fais, tout ce que tu me dis. L'amour est plus fort que tout. Mais toi tu t'en fiches, enfin je crois. Il me semble que la vie n'est qu'un grand terrain de jeu pour toi.
Je t'envie pour ça. Tu arrives à prendre tout à la légère. Même la séparation. Tu te souviens de ta réaction quand ils nous l'ont dit ? Quand elle et lui se sont séparés ? Du haut de tes six ans tu as presque jubilé : « Chic papa, il s'en va. ». Mais c'est cette attitude qui me dépasse et m'énerve. Tu fais mal. Tu joues de nos sentiments.
En fait je crois que tu m'en veux. Parce que c'est de MA faute si la justice a été prévenue de SA violence. Parce que c'est MOI qui suis arrivé à l'école en pleurant, les joues marquées par la main de mon père. Parce J'AI osé penser tout haut qu'ils allaient divorcer. Parce que je suis différent.

Je me sens différent de vous tous. J'entends les gens le dire. Alors je ne me sens plus chez moi. Je cherche ma place parmi vous. Le vilain petit canard attend d'être un cygne, mais ce bel animal ne vient pas.
Alors je pleure. Je ris. J'écris. Je chante. Je dessine. Je lis. Je vis à ma façon. Et tu n'aimes pas. Tu détestes cet univers qui est le mien. Cet endroit qui n'existe pas et où tu n'as pas ta place. Alors tu viens me voir, me rappeler que tu es là. Tu es toujours là. Pas besoin de tes simagrées, de tes provocations pour que je le remarque. Je le sais déjà.

J'aimerais te dire que je t'aime, que je tiens à toi. Que lors de nos dispute je crois que j'ai encore plus mal parce que je cherche à te blesser. Je n'aime pas la violence. Qu'elle soit physique ou verbale. Je hais ça. Peut-être parce que nous avons grandi dedans et que finalement, ce que nous croyions être normal n'était qu'un tissu de mensonge et d'inhumanités.

J'en ai marre tu sais ? Je n'en peux plus de vous voir vous chercher constamment pour imposer votre place. J'en ai eu marre de me faire écraser par toi, par les autres. Alors, quand je me suis relevé tu t'es attaqué à moi. Tu avais enfin une raison de me faire payer les erreurs de mon père. Et puis un jour j'ai fini par en avoir trop pour supporter. J'avais déjà essayé cette solution, pour dire « stop ! C'est trop ! » mais ce n'était pas sérieux. Ce soir par contre je le fais pour de bon. Car être avec vous et devoir passer pour quelqu'un de normal et épanoui en extérieur, je n'aime pas. Tu sais ce masque que vous aimez tellement porter toi et Père. Moi aussi je l'ai mais c'est un masque de joie qui cache la tristesse de mon âme. Alors ce soir je l'enlève. Je fais comprendre à tous que ma vie n'est pas joyeuse. Que je ne supporte pas autant que vous le croyiez. Je vous demande juste pardon. A toi, à mère, à père aussi. Je vous pardonne également. Je te pardonne d'avoir voulu être meilleur que moi en tout en nous rabaissant par la-même. Je pardonne à mère de ne pas avoir su me soutenir et m'aider. Je pardonne à Père de m'avoir fait du mal, de m'avoir torturé l'esprit. C'est en pensant à vous que je pars ce soir.

Bonne chance P. Vis ta vie de Shaw.
Moi je pars...
Ton grand frère qui t'aime.

Histoire d'une Langue de Pute