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17 janv. 2012

#3 Illogique


Depuis un long moment, le sport a pris une place majeure dans notre société. L'un d'eux en particulier, et ce à mon plus grand désespoir : le football.

Communément appelé « foot », il consiste en gros pour les joueurs à courir après un ballon et le mettre dans une cage sans utiliser les bras et les mains – d'origine anglophone il veut dire « Balle au pied » ; les supporteurs doivent simplement s'égosiller et renverser leur bière en faisant la holà, quand ce n'est pas pour frapper les supporteurs adverses. Mais je ne vous apprends rien car il pollue abondamment nos télévisions, déjà peu glorieuses.

À sa création il avait tout pour devenir un noble sport mais la marchandisation de la société a mis son grain de sel, arrivant alors comme un cheveu dans la soupe. Ce qui s'annonçait alors comme un sport de gentilshommes est devenu le théâtre de situations toutes plus incongrues les unes que les autres. Aujourd'hui, ce sport est un marché de l'homme dont le prix moyen avoisine les 10 000 euros mensuels au minimum. Où est la logique ? Si quelqu'un pouvait l'expliquer, cela serait plus que profitable, et je lui en serait grandement reconnaissant.

Car soyons honnêtes : qu'est-ce que le foot aujourd'hui ? 22 acteurs sur-entraînés, quand ils ne sont pas dopés comme des chevaux de courses, à courir après une balle, à exagérer les situations, à simuler toujours plus pour s'attirer un avantage – Avez-vous déjà remarqué qu'un joueur blessé à la cheville est instantanément guéri dès lors que son assaillant, car il est alors considéré comme tel, est pénalisé ? La médecine devrait en prendre de la graine.

De plus, pour revenir sur ce point, ils sont tous surpayés pour offrir un prestation dont le soucis de qualité, sur une échelle de 0 à 10, s'approche du -5. Qu'en ont-ils à faire de bien jouer ou non puisqu'au final ils seront payés (beaucoup trop) de la même façon. Et tout ceci dans le but de divertir un public déjà abrutis, violent et alcoolique.

On s'inquiète de la santé mentale des chiens qui ne jouent qu'à la « baballe ». Les aller-retour les abrutiraient considérablement, même s'ils restent heureux de pouvoir juste courir après la fameuse balle. Mais qu'en est-il pour les joueurs de foot ? Il suffit de les écouter, ils répondent d'eux-même. À mon avis, c'est trop tard pour eux.

Parole d'une langue de pute.